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Assez fascinant à regarder.
A propos des fusées, je sais, je risque d'être moinssés par ignorance mais tant pis.
Comment se fait-il donc que malgré la vitesse atteinte, on n'entend pas le "boum" comme pour un avion de chasse passant le mur du son ?
Serait-ce du au fait de la verticalité de la trajectoire qui ne diffuserait pas l'onde de choc vers la terre ?
Ou la vitesse mach ne serait dépassée qu'à une trop haute altitude ?
NikoNLR et d'autres étoiles pourront certainement éclairer mes rayons verts.
@soleilvert :
données sur l'ascension des fusées :
http://artemmis.univ-mrs.fr/cybermeca/Formcont/mecaspa/B-...
c'est pour la fusée Ariane 5 mais c'est généralisable, les fusées n'accélèrent pas très vite au départ, avant d'atteindre la vitesse du son (environ 340 m/s et même un peu moins avec l'altitude) la fusée est déjà à 7 à 10 Km d'altitude soit trop haut pour que le "bang" soit perceptible : "les supersoniques en altitude ne s'entendent pratiquement pas au sol; il faut un passage à basse altitude pour que le « bang » supersonique ait un effet quelconque"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mur_du_son
(pour faire court) :p
donc tu avais la réponse :-)
@NikoNLR, COBrA : Vous voilà vraiment sur la même longueur d'onde (de choc). Merci beaucoup pour ces explications claires et les liens y afférents.
Toujours à propos de ce mur du son, un avion volant à plus de la vitesse du son émettra un Bang, on est d'accord. Si je me trouve à un point x, lors du passage de la vitesse, je l'entendrai, mais à un point y alors que le jet est toujours en supersonique, l'entendra t'on aussi ?
Quant au pilote, logiquement, il ne doit rien entendre du tout du bang ni probablement du bruit même de son réacteur ?
Vais-je griller NikoNLR sur ce coup?
D'abord, une chouette image qui illustre le propos précédent : http://tinyurl.com/55jju2
Une fois le mur du son, c'est à dire la vitesse fatidique de mach 1 franchie, il n'y a plus de compression donc plus de son. Si tu fais de la plongée sous-marine, c'est la même chose. Il te faut décompresser à fond au bout de 3 mètres, puis de moins en moins, car le différentiel de pression est moins important quand on s'enfonce.
Le pilote étant plus "rapide" que la vitesse du son, n'entend évidemment pas le "bang" ;)
Je complète quand même :-)
Le bang est une onde de choc (comme le sillage d'un bateau mais en 3D) elle "suit" l'avion et le pilote ne l'entend pas (tout comme le sillage du bateau reste derrière tant qu'il avance plus vite que la vague). Et le pilote ne fait que sentir les vibrations de l'appareil et n'entend que le bruit de l'intérieur de l'appareil (seules les ondes sonores de l'extérieur sont "distancées" par l'appareil).
Dernière précision le "bang" n'a lieu qu'autour de la vitesse du son (entre MACH 0,8 et 1,2) ensuite l'avion peut voler à MACH 1,4 sans faire de "bang" jusqu'à ce qu'il ralentisse et franchisse de nouveau la vitesse du son.
Petits dessins et explications là :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nombre_de_Mach
:-)
Merci Niko, joli teamwork !
@octobre_rouge : Non, le delta n'est pas du tout le même. Passé quelques mètres, le différentiel avec la surface est énorme, donc il faut égaliser fortement. A mesure que l'on descent, l'écart de pression entre l'oreille interne et l'extérieur diminue. A un moment donné, je crois que c'est 25m, tu n'as meme plus besoin d'égaliser.
Non, pas de "rétro-bang"! Si je reprends ma métaphore du plongeur, ce dernier n'a pas besoin de compenser quand il remonte car la pression diminue.
Pareil pour les ailes de l'avion, en ralentissant, la pression baisse donc l'air n'est pas comprimé et pas de "Bang", ni singularité de Prandtl-Glauert :D
@jeyspy : Hmm, je pense que la formation de glace sur les lanceurs est due à la nature du carburant (oxygène et hydrogène liquides) présent dans les réservoirs, qui est conservé par conditionnement cryotechnique. Au décollage, les étages d'accélération à poudre s'allument et la combinaison chaleur+poussée fait chuter la glace.
Enfin, c'est l'explication la plus logique à mon sens. Si quelqu'un voit une autre explication ... Niko ? ;)
@C0BrA,
je bossais un peu, on est vendredi mais quand même... :s
d'abord il y a aussi un "bang" au ralentissement, désolé de te contredire, autour de MACH1 il y a une zone de surpression et un bang; avant et après, la zone de compression est "étalée" et on n'a plus LE bang. Par contre, qu'on soit en train d'accélérer ou de ralentir, la compression des ondes est la même et l'effet aussi (sauf erreur de ma part, je serais ravis de voir des éléments).
Pour le givre jeyspy a presque raison, en fait les combustibles liquides (oxygène et hydrogène) sont chargés au dernier moment et à température très basse (oxygène -183°c et hydrogène -254°c) c'est ça qui provoque le givre. Ensuite les intenses vibrations du décollage le font tomber.
[edit]
Le "presque" c'est que la décompression n'entre pas en ligne de compte
@Niko : Vendredi, c'est aussi un gros ralentissement pour moi, et c'est pas un bang qui me réveillerait ( Hash comprendra le jeu de mot).
Oui, ça semble logique qu'il y ait un phénomène équivalent au passage de la zone, mais je partais d'une approche pratique : Une poussée de réacteur est plus susceptible de provoquer un pic de surpression qu'un aérofreinage, même brutal... Mais en théorie, tu as tout à fait raison :)
@octobre_rouge : Pour faire simple :
La pression en surface est de 1 bar.
A 10 mètres, elle est de 2 bars, donc une différentiel de pression de 100%.
A 20m, la pression est de 3 bars, donc un différentiel relatif de 50% puisque la pression est déjà rééquilibrée à 2 bars dans ton oreille.
A 30m, la pression est de 4 bars, donc un différentiel de 25%, il suffit juste de déglutir pour égaliser, Etc...
Il s'agit de pression relative, pas absolue! :)

