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Piou il y a 621 jours (via www.edhec.com )

Lancée cette semaine dans Le Monde, Les Echos et La Tribune, l'opération "l'EDHEC s'invite dans la campagne présidentielle ..." a pour but de soumettre aux candidats des propositions issues du pôle de recherche Economie de cette Business School française. La première proposition concerne un nouveau type de contrat de travail unique.
L'EDHEC cherche ainsi à montrer qu'une institution académique peut contribuer au débat public, et accorder de l'importance à l'utilité sociale de ses travaux de recherche.

Commentaires (12)
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Je sais pas pourquoi, mais je la sens pas trop cette affaire là ...Je ne demande qu'a être heureusement surpris...

Oué, je dois dire que moi aussi...

Au départ, je pensais qu'ils s'étaient inspirés d'une publication faite par 2 chercheurs en économie aux US, parlant d'un nouveau mécanisme d'assurance chômage. En gros, une base de cotisations minimale pour toutes les entreprises + en cas de licenciement, le "licencieur" est le payeur.
Mais après lecture de la synthèse de l'article, j'ai l'impression que c'est une variante de la proposition sarkozienne du contrat de travail, avec une pincée de "flexi-sécurité".

Le point positif est que cela fait entrer d'autres acteurs dans ces discours de campagnes. J'aimerais bien aussi que certaines universités ou centres nationaux de recherche nous fassent des publications "spéciale campagne".

C'est pas une mauvaise idée pour les grosses boites qui ont de quoi payer.. (encore qu'elles risquent de délocaliser encore plus) mais pour les petites ça va être la galère.. non ?

Bin pas tout à fait, leur analyse partait du constat observé selon lequel :
- les jeunes entreprises en démarrage ont un fort taux de croissance (ou sinon elles font faillite !) et créent des emplois pour développer cette croissance, donc elles embauchent.
- les grosses entreprises arrivées à maturité ont un taux de croissance qui ralentit, créent peu d'emplois supplémentaires à ceux qu'elles ont déjà, et au final débauchent plus que les jeunes entreprises.

Cela se tient, compte tenu du cycle de croissance et de maturation d'une entreprise. Du coup, coller les mêmes taux de cotisations sociales pour tous handicapent les jeunes entreprises et les empêchent d'embaucher (trop cher), tout cela pour en réalité financer les licenciements des entreprises plus grosses.

Donc, moins de charges en temps normal, et du "sur mesure" en cas de plan social : si tu licencies, tu paies pour la reconversion et l'accompagnement du salarié, jusqu'à ce qu'il retrouve un job ! A mon avis, cela changerait radicalement les politiques de formation dans les entreprises et on arrêterait de laisser "moisir" des salariés dans leurs postes...

oui, oui, surement, seulement que faire si le salarié est une véritable erreur d'embauche.. un vrai boulet ? Le gars ne va pas trouver de taf et tu vas payer toute sa vie ?

Heu... non mais tu sais, c'était un article de recherche, ça posait juste des principes et l'idée d'un mécanisme.
Avant d'en faire une loi applicable, il faudrait étudier les cas "aux limites", poser des bornes, réguler le tout. Et là, tu as raison, il faudra s'intéresser aux erreurs de casting éventuels commises lors d'une embauche.

Pour le moment, malheureusement, l'idée n'a pas été poussée plus loin par un quelconque parti (ni aux US, ni en Europe). Cela reste au stade 'recherche'.

ouais, de toutes façons il faut rechercher dans toutes les directions...
Mais en même temps là ou le principe est bon c'est qu'il faut aussi une contrepartie à une éventuelle baisse de charges patronnales

Je ne suis évidement pas un spécialiste de l'économie, mais ce qui me gêne profondément, c'est que la majorité des licenciements ne sont pas dûs à une quelconque faillite de l'entreprise mais bien à une recherche de profitabilité maximale sans aucune vision à long terme, la précarité fait partie d'une stratégie probablement suicidaire à long terme mais mondialement répandue...
En non spécialiste toujours, j'aimerais que l'on s'intéresse à la productivité des salariés que l'on motive, que l'on amène à l'excellence dans leur boulot et qu'on la chiffre cette productivité. J'ai lu que Toyota travaille la-dessus de manière assez pointue.

Coel: les licenciements de masse dans grosses boites, oui, mais pour les TPE et PME c'est loin d'être tout le temps le cas..

Bien sûr, on est d'accord, il s'agit de deux mondes totalement différents.

@ Freeflyer,
plus qu'une contrepartie aux baisses de charges, disons que cette piste de recherche a l'intérêt d'appliquer le principe "pollueur = payeur". Cela pourrait décourager les entreprises à utiliser le licenciement comme outil d'ajustement pour rattraper leurs erreurs de management, en laissant à la collectivité le soin d'en supporter le coût.

@Coelacanthe,
Difficile d'expliquer cela dans un post, mais disons que la forme actuelle du Capitalisme (dite actionnariale) pousse les entreprises cotées en Bourse à piloter leurs activités en regardant le cours de leur action. Cela aboutit à une logique court terme avec des impacts sociaux souvent très durs. Malheureusement, la productivité des salariés peut être excellente et malgré tout, cela ne suffira pas dans certains cas à éviter les plans sociaux...
Ce n'est pas le cas des jeunes entreprises (TPE ou PME) qui sont plutôt dans une logique "grandis ou crève" : pas le choix. C'est pour cela qu'on dit que les plus gros gisements d'emplois sont dans ces PME, pour peu qu'on facilite leur croissance.

@Piou,
Nous sommes tout à fait d'accord sur la logique actionnariale, mais, qui, si elle est poussée à bout, est totalement destructrice,y compris d'elle-même. Ex: les fonds de pensions anglo-saxons qui en cherchant une rentabilité maximale et rapide pour leur "cotisants", ont fait en sorte qu'ils soient... licenciés et du coup plus ..cotisants.
On commence à marcher sur la tête...Ca pourrait fort mal se terminer.
Je reprends l'exemple de Toyota qui , à ma connaissance, n'est pas une société philanthropique, et dont la DRH France a fait une intervention sur France Inter extrêmement intéressante pour expliquer que la croissance à tout prix n'était plus le leitmotiv de cette compagnie...je fais bref aussi... C'est une piste qui m'interpelle. Elle peut être salutaire.
Quand aux P.M.E ou T.P.E., je suis en plein dedans (TPE en l'occurence) et... je ne me plains pas. J'ai surtout une terrible appréhension pour mes enfants à qui je ne pourrai pas transmettre quelques valeurs qui me paraissent essentielles et que le capitalisme mondialisé ou actionnarial a fait s'effondrer.



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