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Pour Sarkozy il nous faut pour une politique des quotas d’immigration par professions, mais aussi, « par régions du monde ».
L'information date de septembre mais je ne l'ai pas retrouve en googlant sur scoopéo.
A mettre en relation avec la vision sarkozienne de l'afrique :
http://www.re-so.net/spip.php?article3582
Pomper les ressources des autres quand ça arrange, sans réciprocité, c'est bien la mentalité sarkozienne. Mentalité de pingre, d'individualiste franchouillard, rencontrée fréquemment chez certains petits commerçants, artisans, parvenus... Coïncide avec la clientèle de base de l'extrême-droite. C'est aussi un symptôme d'absence d'ouverture au monde, aux idées extérieures. C'est un repli frileux sur soi-même qui entraîne forcement une indigence culturelle. De quoi a-t-il peur, ce président, pour en arriver là ?
On peut soupçonner chez Sarkozy une fragilité quant à la perception de sa propre identité (il est un immigré deuxième génération). Il ne sent pas tout à fait français, il doute. Et l'immigration lui fait peur car elle le renvoie à lui même, fils de Sarközy de Nagy-Bocsa, elle lui renvoie à la face son passé d'étranger encore proche.
C'est le n° du Nouvel Obs du 18 au 24 octobre.
Il y a un dossier spécial sur le thème de l'Immigration avec une super interview de Patrice Weil, chercheur et expert sur le sujet. Il démontre avec une logique imparable à quel point la politique immigration à la Sarkozy est non seulement insensée et contre-productive mais aussi qu'elle peut mener la France à l'opposé des résultats attendus...
C'est à tomber par terre, encore pire que je ne l'imaginais.
eh oui, les Etats-Unis ont une politique depuis plusieurs décennies : celle du tri entre bonnes et mauvaises nationalités. Ce n'était pas le cas en France, mais pourquoi garder des principes généreux et originaux quand on peut être haineux et semblables à la "plus grande démocratie du monde" (qui a seulement exécuté 42 personnes en 2007 et qui organise des tirages au sort pour la carte verte...)
@tomtom lit le dernier nouvel obs avant d'affirmer cela.
"En 1986, c’est à l’immigration irrégulière que le législateur américain s’attaquera en élaborant une politique dualiste. D’un côté, cette politique prévoit une amnistie pour les travailleurs irréguliers présents sur le territoire depuis un certain temps, de l’autre, elle prévoit un renforcement des politiques contre l’immigration irrégulière. En 1990, la politique de quotas passera d’une restriction par nationalités à un plafond mondial universel."
(source en ALT-URL)
C'est bien pour cela que je vous demande ce que vous proposez. Si j'ai bien compris, vous voudriez qu'il y ait un seul quota pour le monde. Qu'on dise "tout les ans, la France peut intégrer N personnes, d'où qu'elles viennent". Ou bien: "Tant de diplômés supérieurs, tant d'ouvriers" (comment être sûr des diplômes).
Expliquez-moi.
Ce que je pense (je me trompe peut-être), c'est que Getch, lui, ne veut pas fermer les frontières et veut la France deviennent officiellement une terre d'accueil universelle (d'où sa non-réponse).
Si ton problème de logique est levé, on peut effectivement discuter. Perso, je vois quatre grandes familles (arrêtez moi si je me trompe) d'immigration non-clandestine : les réfugiés, la main d'œuvre, le regroupement familial, et le mariage.
Dans le premier cas, les réfugiés, je vois mal le pays qui se prétends "papa des droit de l'homme" s'amuser à faire deux poids deux mesures sur ce sujet. Or c'est ce qu'implique ces quotas géographiques. Si en disons 65, un Hortefeux avait dit "pas plus de X venant du Vietnam", qu'aurions nous fait dix ans plus tard ?
Dans le second cas, si l'on ouvre nos frontières pour faire venir de la main d'œuvre (qualifiée ou pas), pourquoi une discrimination ? Quelle figure aurions nous à lutter contre la discrimination à l'embauche si nous faisons la même aux frontières ?
Dans le troisième cas, le regroupement familial, cela permet au étranger installé en France d'être rejoint par son conjoint majeur et ses enfants mineurs. Je ne reviens pas sur le coup de l'ADN, mais là aussi les quotas te semblent logiques ? "Ah désolé, votre femme peut venir mais votre gamin reste au pays, on a dépassé le quotas.." Sachant que sont touché par ce cas, ceux des 2 premiers groupes, donc des gens qui fuient quelque chose (et vont donc laisser leur famille dans la merde, sympa..) ou que l'on a fait venir (on veut bien tes bras, mais le reste, tu le laisses où il est..)
Enfin dernier cas, les mariages entre français et ressortissants étrangers, et là aussi la politique des quotas me semble assez étonnante : "Désolé mademoiselle, je vais éviter un premier rendez-vous car votre pays est black-listé par sarkozy et je n'y vois que des problèmes..." sérieusement...
Que l'on cherche à limiter les utilisations frauduleuse d'un système ne me choque pas plus que cela, mais fucker le dit système en créant des a-priori du genre "votre pays et est pays de tricheurs Monsieur, donc allez voir ailleurs si les français sont bien les seuls à parler d'égalité" me parait une réelle déviance.
Maintenant le fond du problème n'est pas là, tout cela marche déjà très bien et ne pose aucun problème. Il y a des fraudes, certes, mais autant que pour les impôts et je vois pourtant mal Bercy désigner du doigt un groupe de "gros fraudeurs" dans la population française en leur faisant payer majoration, "au cas où..."
Donc, et si l'on ne fait pas la naïve confusion entretenue par le gouvernement entre "immigration clandestine" et "immigration tout court", quel est pour toi aujourd'hui notre problème pour que tu veuilles y trouver à tout prix une "solution" ?
Je comprends bien les incompatibilités entre les quotas et le regroupement familiale ou les mariages entre français et ressortissants étrangers.
Je te rassure, je vois bien un problème actuellement, mais je ne veux pas trouver "à tout prix" une solution.
Je vois cependant que nous avons en ce moment un pb d'intégration et je suis persuadé que la France a une limite dans le volume d'immigrés non qualifiés qu'elle peut intégrer. La France a une identité, une culture, et l'intégration de masse me laisse perplexe. Je suis par exemple contre les immeubles sociaux et verrait bien des appartements sociaux, dire à tous les promoteurs "tout immeuble acheté ou vendu doit contenir un minimum de 15% de logement sociaux", à vérifier lors de l'acte de vente comme on vérifie une conformité du système électrique: avec un contrôle.
Je suis moi-même issu d'une immigration (plusieurs en fait), mais pas à un volume énorme, et je me dis que le pays y aurait perdu si nous avions été 20 fois plus nombreux (évidemment, pas nous).
Comme Rocard disait...
Il y a plusieurs fils dans ce que tu dis : volume et qualification.
Qu'il y ait un volume global qui limite le flux, pourquoi pas, c'est d'ailleurs ce qui existe déjà dans le cas n°2 (et cela reste choquant pour les 3 autres). Et que l'on limite un volume d'ensemble en fonction de ce que l'on est capable d'assimiler à un moment donné, quitte à baisser temporairement ce volume, n'a en soit rien de choquant.
Mais penses-tu que mettre en place un quota discriminatoire aident à l'intégration des personnes qui viennent de ces pays et qui vivent déjà en france ? De plus, pour un pays qui parle de droit individuel, c'est absolument choquant de jouer en grande masse en disant "tel pays va mal s'intégrer, donc on l'écarte". Moi je pense que c'est totalement contre-productif.
Pour ce qui est de la qualification, et donc du niveau culturel que cela implique généralement, pourquoi pas mais entre-nous, et c'est toute la bêtise de cette "immigration choisie", que viendrait chercher en france une population qualifiée ? Le Canada a tenté la même expérience (et la poursuit) en offrant, elle, de vrais avantages aux ressortissants étrangers avec un résultat d'à peine 25%.
Nous avons des tonnes de choses à offrir à une population qualifiée, pour moi plus que le Canada (il y fait trop froid et pour la bouffe, c'est trop proche des Etats-Unis). De plus, l'immigration se fait en général vers des pays qui ne sont pas trop éloignés.
Mais, que tu le veuilles ou non, il y a, avec le volume, une certaines corélation entre les pays et les qualifications (à gros volume je précise bien).
Et oui, je crois qu'on s'intègre mieux quand on est moins nombreux.
En tout cas merci pour le chat, même si tu as commencé par me prendre pour un crétin :) Si les quotas passent, je checkerai bien que le regroupement familial ne rentre pas dedans.
Et je continue à noter l'absence de Getch quand on devient plus précis.
Au moins t'es pas chauvin toi ! Chacun ses goûts, moi j'adore le sirop d'érable et les crottes de cheddar ;-) Mais je parlais plus d'avantages concrets dans le contrat entre l'immigrant et le pays d'accueil. Si on veut de la main d'œuvre qualifié, faudra mieux que nos fromages. En plus, par proximité comme tu dis, c'est assez moyen de piller les ressources des PVD qui seraient peut-être plus utile pour leur pays que pour nous.
Sinon, une fois de plus je n'ai rien contre les quotas en général,sur un volume d'ensemble, mais pas discriminatoires, pas sur un pays donné, ça c'est inacceptables. Si on dit, on veut X milles techniciens, la France n'a pas à dire oui pour tel pays, non pour tel autre. Donc, pour revenir au sujet de ce scoop, je ne vois pas dans quel cas de figure cette idée peut être appliquée "en tout moralité". Pour moi on cherche à traiter des effets en biaisant les causes au plus simple.
Chat ? Oui tu as sans doute raison, dés que l'on pousse un peu un sujet, les candidats disparaissent rapidement. Mais je t'ai pas pris pour un crétin, je soulignais juste un by-pass logique ;-)
@nopsc
J'arrive tout droit de la vraie vie. Désolé pour le retard. Non je ne suis pas pour l'ouverture des frontières. Que faire ? D'abord régulariser les sans-papiers qui pour la plupart travaillent et contribuent à la marche du pays. Pour ceux qui n'ont pas trouvé un job, les former. Il y a un énorme déficit de travailleurs dans la restauration, le bâtiment, les emplois de services. Emplois boudés par les français. Comment limiter les nouvelles entrées ? En pratiquant le codéveloppement. Mme Royal avait ce projet dans ses cartons. Mais Sarkozy n'en souffle mot, son occupation principale consistant à titiller la fibre raciste qui sommeille en chaque français. Logique, les élections municipales approchent .....
Une fois de plus ce n'est très logique nopsc, les filières de clandestins sont une chose, l'intégration de ceux qui sont là en sont une autre. Légaliser tout le monde ne serait pas sain, je suis d'accord avec toi, mais établir un "pivot" d'années passé sur le territoire est peut-être une manière intelligente de voir les choses.
Maintenant les filières de clandestins sont à traités en tant que tel, des organisations criminelles. Si les flic si l'état arrêtait de faire courir les flics après les sans papier, peut-être pourraient-ils aider les douanes à gérer ce problème.
Ah oui, c'est vrai. Je ne suis pas très logique.
Mais si les flics arrêtent de courir après les sans-papiers (avec un s), et qu'ils sont automatiquement régularisés passé un certain temps, cela ne revient-il pas à régulariser tous ceux qui ont réussi à passer ?
Si tu étais un super-héro, tu serais "patronizor" (du verbe patronizing).
Je me suis mal exprimé, désolé. Si on dit à partir d'aujourd'hui :
1/ On régularise tous les sans-papierS qui sont sur le territoire depuis plus de 2 ans (pivot à 2005).
2/ On reconduit tous les autres, et ceux à venir, dans leur pays respectif.
3/ On met en place une vraie volonté de traque des filière clandestine.
L'idée n'est effectivement pas une fenêtre flottante ce qui n'aurait aucun sens mais une sorte de "on arrête les conneries".
PS: Le truc que je trouvais pas logique c'est :
"(...)régulariser tous ceux qui ont réussi à passer la frontière."
=>
__"Les filières clandestines vont t'adorer."
PS': patronizor ? kezako ?
@Getch Si ton idée c'est tout ouvert avec une régulation par une balance entre co-développement et demande de main d'œuvre, je crois que tu rêves sur le court terme et même sur le moyen. Je vois mal un VRAI co-développement (pas aller chez les gens pour les traiter d'imbéciles) porter ses fruits avant au minimum une ou deux décennies. Il faut bien gérer l'entre-deux.



