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BaltoS il y a 289 jours (via www.u-m-p.org )

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Je suis pour (que celle ci soit de droite ou de gauche...)! car un pays sans droit de greve est une dictature ! (cf birmanie)

@prairiestudio, A mon avis ici, il ne sagit pas d'être contre ou pour le droit de grève, mais pour ou contre les raisons pour lesquelles ces personnes font la grève, une nuance qui n'est pas des moindres.

Le débat n'est pas sur le droit de grève (qui est définitivement indiscutable) mais sur les tenants et aboutissants de cette derniere. Le fait de peu de gens, congestionnant un pays entier!

humm c'est bien ce que je me disais...
Donc alors je suis pour cette greve. Le seul moyen de se faire entendre dans ce pays c'est de bousucler les gens (de les emm******).
Partant du principe qu'il est inacceptable que les regimes spéciaux des dirigeant ne soient pas "comparable" a ces des petites gens (dixit F.Panafieu), que certain gagnent ds millions en faisant couller des familles entières... non seulement je suis pour la greve actuelle mais je serais volontier pour plus !
Qu'on se le dise ! :D

"Car un privilégié, si l'on cherche une définition, c'est justement celui dont les revenus et le rang social sont sans commune mesure avec son travail, ses compétences ou son utilité sociale. C'est quelqu'un qui a le bonheur de gagner dix mille euros en déplaçant une épingle, alors que d'autres, pour déplacer une tonne, en gagneraient cinquante.

C'est le dentiste qui, travaillant trois jours par semaine, revend impunément une prothèse douze fois le prix qu'il l'a payée au prothésiste (il « a des frais »), en aggravant au passage la note pour une mutuelle, et se demande ensuite s'il rachète une deuxième grosse BMW ou s'il prend l'option « cris de bêtes d'Afrique » dans son 4x4. Allez donc, après ça, chicaner à un cheminot une prime pour travail la nuit de Noël...

C'est le cadre très supérieur qui, comme plus d'un tiers des zozos de ce calibre, n'est à la tête de revenus annuels proches du demi-million d'euros, que par héritage (l'héritage de situation, disent toutes les études, est un facteur de recrutement supérieur à tous les MBA en France : regardez les noms des intéressés, feuilletez l'annuaire du MEDEF, on se croirait au Bal des Débutantes ou entre deux pages du Who's who). Allez donc reprocher aux enfants de cheminots d'avoir pu, pendant des années, bénéficier de conditions facilités de recrutement.

Le privilégié, c'est celui dont l'argent a si peu d'odeur qu'il peut l'entasser sans craindre le fisc, en accumulant les SCI à but lucratif, les studios en cours de paiement, les investissements sous les tropiques, les sociétés bidons aux soldes d'exercices perpétuellement négatifs. Allez donc froncer le sourcil sur les fiches de paie des conducteurs de train.

Nous marchons sur la tête. Quand on voit le niveau du marché immobilier à Paris ou sur la Côte d'Azur et le nombre de transactions supérieures à 1 million d'euros que réalisent des particuliers chaque jour, peut-on envisager qu'en travaillant deux ans de moins, les « régimes sociaux » vont ruiner la France ? Mieux : on stigmatise les artistes et les footballeurs grassement payés, mais que dire de tous ceux qui ne se sont donnés que la peine de naître, avec un patrimoine copieux et des rentes de situations qui les conduisent à la tête de sociétés qu'ils n'ont pas bâties et qu'ils ne dirigent pas vraiment, dans des conseils d'administration où ils traînent leur bleu-croisé comme ces vicomtes de jadis aéraient leurs dentelles, grands dépendeurs d'andouilles soucieux d'avoir leur photo dans Voici après avoir licencié deux mille personnes, ou d'ouvrir un musée d'art contemporain dont chaque pièce, chaque carreau, chaque centimètre carré, si l'on y réfléchit, a été payé par tous ceux qui, depuis trois générations, ont bossé pour la famille. Qui oserait dire, pourtant, à la télé, à une heure de grande écoute, dans un de ces débats assommants où Jacques Marseille ricane et où l'UMP de service parle d'équité, que les dirigeants et les clients de LVMH sont plus privilégiés que les cheminots du dépôt d'Ivry ?"

Surtout quand on le culot d'augmenter son salaire de 206% et qu'on applique pas à soit même les réformes à propos desquelles les grévistes font grèves. Limite je la trouve légitime.

Je pensais que c'était une blague mais non...



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