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Dans les médias, on parle souvent des "jeunes" de banlieue, ou des "jeunes" issus de l'immigration. Mais qui désigne-t-on sous cette appellation ?
La droite a souvent eu des relations conflictuelles avec la jeunesse. Pour tenter de lever des malentendus, certains hommes politiques de droite ont dénoncé l'amalgame entre "jeunes" et "délinquants". La gauche entretient de meilleures relations avec les jeunes. Elle associe souvent ce terme aux difficultés d'accès à l'emploi, au logement et promet aux jeunes une meilleure formation et des aides diverses.
Selon la gauche et la droite, on n'emploie donc pas le terme de la même manière. D'ailleurs, y'a-t-il une jeunesse ou des jeunesses ? Quelles sont les caractéristiques des "jeunes" ? Retour sur un groupe et un terme utilisé par la gauche et la droite.
Personnellment, je préfère la definition de Wikipedia :
"La jeunesse est le groupe social composé des personnes entre l'adolescence et l'âge adulte. Elle fait récemment preuve d'une adulation particulière dans les sociétés modernes, dont la mode et les mouvements suscitent une attention des pouvoirs publics et du reste de la population, la jeunesse étant l'avenir d'un pays."
La vision positive ou négative de la jeunesse n'a rien à voir avec l'appartenance à un clivage politique comme le sous-entend l'article...
L'article est très léger car la jeunesse a autant été en conflit avec les gouvernements de gauche qu'avec ceux de droite...
Ce qui fait la différence, c'est la façon dont le conflit est récupéré par l'opposition en place et le battage médiatique qu'elle en fait...
La gauche, soutenue par les syndicats corporatistes (enseignants et fonctionnaires...) a plus de chance de créer des mouvements qui prennent de l'ampleur et marquants (qui restent dans les esprits)...
On peut difficilement affirmer que la jeunesse a eu autant de conflits avec les gouvernements de gauche et de droite. Ce ne sont pas des conflits de même nature, ni de même ampleur, et la droite a une relation plus conflictuelle avec une partie de la jeunesse : 1968, 1986, 1994, 2006. Si on peut me citer autant d'exemples précis de conflits d'une telle ampleur, je suis preneur.
Pour ne prendre que l'exemple de "Mai 1968", on peut difficilement l'assimiler à un simple "battage" médiatique.
Je pense que Mai 68 se serait également produit avec un gouvernement de gauche.
C'est un évènement qui couvait depuis longtemps et qui a impliqué de nombreux facteurs socio-économiques (libéralisation de la femme, contraception, développement des médias...)
Quant à des oppositions de la jeunesse avec des gouvernements de gauche, je peux t'en donner à la pelle et cela, sans avoir besoin de remonter jusqu'en 1968 :
Mai 1983 : réforme Savary supprimant la sélection à l'entrée de l'université. Réforme des premiers cycles et premières expériences de contractualisation État/Université. Emeutes dignes de Mai 68.
1989 : loi d’orientation Jospin. Distribution des crédits et des moyens aux organisations élues au CNESER en fonction des résultats électoraux.
1990 : plan « université 2000 » de Jospin.
1991 : mobilisation monstre contre la réforme Jospin. Abrogation de la réforme Jospin.
1992 : réforme des premiers cycles, le ministre Lang fait passer la réforme Jospin sous la forme d'un décret.
nov-déc 1998 : une dizaine d’universités se mettent en grève contre le plan U3M et la réforme Allègre de l’enseignement supérieur (départ : Montpellier et Toulouse). L’université de Caen reprend la revendication de l’abrogation de la réforme Bayrou.
Mars 2001 : grèves et mouvements pour plus de moyens et contre la logique de privatisation (départ : Montpellier et Metz)
manifestation nationale devant le ministère de l'éducation nationale, sont présents des délégations des 4 universités en Grève, Le Havre, Nantes, Montpellier III et Metz ainsi qu'une bonne délégation des universités Parisiennes.
Ces dernieres années j'ai l'impression que certains clans politiques ont besoin de responsables pour tous les maux de la France...
Après l'immigration, les jeunes, que restera-t-il??
Les internautes surement...C'est tellement facile de généraliser.
Pour résumer, les jeunes sont:
-des racailles
-des casseurs
-des glandeurs
-des chomeurs
-des drogués
-des frodeurs
-des alcolos
-des pirates
...
'faudrait arrêter un jour.
En tout cas merci pour cet article, et tout le site en général.
J'ai appris énormément de choses dessus, c'est bien rédigé, facile à comprendre, bref je suis preneur à 100%.
=]
Pour résumer, les jeunes sont:
-des racailles
-des casseurs
-des glandeurs
-des chomeurs
-des drogués
-des frodeurs
-des alcolos
-des pirates
Pas du tout d'accord avec ça : un jeune c'est un jeune, une racaille c'est une racaille, les deux n'ont rien à voir ensemble.
Et je la trouve minable cette gauche qui stigmatise les jeunes de cette façon en en attribuant la responsabilité à la droite. C'est de la démagogie mais c'est surtout dégueulasse.
Faute d'arguments on essaie d'attaquer l'autre ; classique mais tellement nul.
l'article serait bon si, comme le suggère zizor, il y avait un peu plus de contenu dans la section "les jeunes et la gauche". Par contre je suis d'accord que les mouvements contre les mesures de gauche sont difficilement comparables avec ceux contre la droite. D'une par les 9/10 des mouvements contre les gouvernements socialistes (et 100% de tes exemples zizor) traitaient de l'éducation nationale, qui est toujours très hostile aux réformes et où droite et gauche cultivent depuis longtemps un consensus implicite (même si l'opposition se sert traditionnellement de ces mouvements pour destabiliser le gouvernement en place). Et d'ailleurs je pense que sur ce plan les mouvements contre droite et au gauche sont comparables.
C'est plus sur les questions purement sociales que le fossé se creuse. Je ne vais pas reprendre les exemples de l'article, mais les mouvements de cet ordre sont clairement bien plus nombreux contre la droite que contre la gauche.
Bref, l'article est intéressant bien qu'incomplet. D'une part je trouve que la question mérite d'être posée, mais d'autre part je pense qu'aborder plus en profondeur les thèmes du mécontentement aurait été pertinent.
Mais sinon, chapeau à ce site, que je trouve toujours intéressant et qui a à mes yeux le grand mérite d'élever le débat politique en dehors des sphères conventionnelles auxquelles se limitent les médias
