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François Guillaumat et Georges Lane démontrent que les socialistes, en renonçant au déterminisme universel des scientistes du XIXe siècle, reconnaissent implicitement de ce fait que leur prétendue justice sociale ne peut rien signifier.
Sous ses divers avatars "égalité des chances", "lutte contre les discriminations" ou au contraire "discrimination positive", il n’en reste que des prétextes dont les puissants se servent pour voler les faibles et pour les opprimer.
oui, je veux que le patron faible et opprimé (voire discriminé) me rejoigne dans ma lutte pour plus de justice et d'égalité
ce serait oublier que c'est une question de classes sociales : le patron a les mêmes intérêts que le politique, la liberté là-dedans est le prétexte à l'exploitation des pauvres par les riches.
certains accusaient les filières ES d'être plutôt à gauche en matière d'économie, que les élites ne s'inquiètent pas, tout est redressé à la fac (et notamment à Dauphine où enseigne Georges Lane) au profit de l'ultralibéralisme le plus décomplexé qui soit...
l'offensive ultralibérale continue sur scoopeo après un article récent sur "le monde entre crise et krach" tout aussi fumeux.
Le notion de "libéralisme" est souvent confondue avec le capitalisme. Dans libéralisme, il y a "libre", et les libertés, historiquement, sont toujours venues de la gauche.
Les marchands, les capitalistes, les partis de droite, ont récupéré ce mot qui est alors devenu honteux pour la gauche. Or, comme il est écrit ici
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme
"Le libéralisme est un mouvement intellectuel né dans l’Europe des Lumières aux XVIIe et XVIIIe siècles, qui affirme les principes de liberté et de responsabilité individuelles. Il repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits naturels sur lesquels aucun pouvoir ne peut empiéter."
Donc :
Droits naturels : droit de manger, de circuler, de se loger, de ne pas mourrir, etc....Ce n'est pas vraiment le programme ce ceux qui se disent "libéraux". C'est même tout le contraire.
Le libéralisme que nous propose c'est la liberté pour l'économie mais que pour l'économie, c'est pourquoi on parle de libéralisme économique.
En gros cela revient à dire : on est libre, par n'importe quel moyen de faire prospérer l'économie. L'environnement, l'éthique (ex: faire travailler des gosses ), l'égalité, le social, ça passe bien après ces libertés (on pourrait presque dire "priorité") de faire de l'argent.
Bref, c'est une grosse entourloupe. Notre société ne peut se résumer à des valeurs pécuniaires enfin je l'espère...
Le capitalisme à papa ne me pose pas de souci, il faut quelquechose d'équilibré qui marche bien quoi qu'on en dise... Le libéralisme économique ou ultralibéralisme n'est pas la suite logique du capitalisme, c'est autre chose qui ressemble plus au fascisme (voir la définition du fascisme avant de crier). Ce libéralisme est dangereux pour la démocratie et pour nos valeurs républicaines par exemple (je vous les rappelle, si vous vous n'en souvenez pas : liberté, égalité, fraternité).
Fascime : Régime fondé sur la dictature d’un parti unique, sur un pouvoir autoritaire, nationaliste et anticommuniste. Le régime fasciste entend faire de la nation une communauté unique rassemblée derrière un seul homme (culte de la personnalité et importance de la hiérarchie), avec un individu qui doit s’effacer devant l’Etat. Rejetant les droits de l’homme, il s’accompagne d’un Etat policier fort et sécuritaire, d’une organisation verticale des métiers en corporation, d’une méfiance envers les étrangers et d’une politique réactionnaire.


