Pour participer, cliquez sur les boutons adjacents aux scoops si l'information vous semble intéressante. Votre vote sera alors comptabilisé et le bouton deviendra bleu.
Il y en a marre de voir toujours revenir le débat sur les jeux vidéos violents qui sont accusés d'inciter à la violence et la criminalité des jeunes !
Y'a plus un problème d'éducation des parents >
Les enfants n'ont pas à avoir des armes, à voir de la violence sans arrets, des choses comme ca, qu'une interdiction systématique.
Mon fils (7 ans), quand il veut faire de l'ordi, j'le mets sur Civilisation ou les echecs ;)
( bon, c'est vrai, dès que j'ai le dos tourné, il trouve autre chose : youtube, dailymotion, ou les sites de jeu en flash.. mais.. ca l'éduque à se servir d'un pc :D
Justement, je ne crois pas que le jeu brouille les valeurs si tu es psychologiquement stable.
Ou alors il faut interdire le poker parce qu'il brouille la valeur de l'argent et pourquoi pas interdire la Scrabble parce qu'il brouille la valeur de l'alphabet :lol:
Comme dit mon fils :"un jeu est un jeu"...
Des fois vaut mieux se défouler sur un jeux que sur une vrai personne. Je sais pas si c'est vraiment un problème de distinction entre la réalité et le virtuelle. Les jeunes savent quand même que foncé à 35km/h sur un mur fait des dégâts alors que dans un jeu la voiture pase de 350km/h à 0 en 0.1ms et "rebondit" bêtement.
Je pense que le jeux permet de mettre en scène une violence qu'ils ont déjà dans la tête, le jeu ne la crée pas.
J'ai vu des films violent j'ai vu 2Girls1Cup, 2Girls1Finger et SalsaSnack, c'est pas pour autant que je vais manger du caca et tuer des gens.
Il y a quand même une sale dérive.
On est passé de trucs abstraits basés sur la dextérité, les reflexes et la concentration à des scénarios de guerre et de violence urbaine avec graphismes réalistes et cris de douleur. Du jeu au film interactif.
Ca s'explique par des facteurs aussi différents que l'évolution des chips graphiques ou l'usage des grosses ficelles scénaristiques du cinéma et ça ne produit pas directement de la violence.
Mais ça engendre une sacrée acoutumance.
Pour moi, le "speed" des derniers Need for Speed est devenu une vraie dope qui a carrément fait peur à mon entourage.
Alors pas de diabolisation... mais pas d'angélisme non plus.
N'importe quel reportage animalier vous en convaincra. La fonction naturelle du jeu chez les "jeunes" mamifères est l'apprentissage. : un jeune chien apprend à se battre et à déterminer sa place dans la meute, les lionceaux jouent à chasser... les petits garçons humains jouent à la guerre, à la construction, les petites filles à la poupée et la dinette.
Les animaux adultes ne jouent pas.
Les humains adultes jouent pour tester leur dextérité (qu'ils ont rarement à mettre en oeuvre sinon) et à rêver sa vie.
Il y a quelques années (1996), j'ai eu l'occasion de participer au Midem, c'était une des premières années où l'on parlait des problèmes de violence. A l'époque c'était les Manga qui étaient responsables de tous les maux.
Durant une des conférences sur le sujet, un psy (désolé je ne me souvient plus du nom) est allé à l'encontre des idées reçues en donnant un exemple qu'il avait rencontré.
Dans un école, il a demandé à la directrice ce qu'elle voyait dans la cour de récréation.
Sa réponse fut :
- Des garçons qui se battent
- Des filles qui parlent gentiment entre elles.
Lui le psy il a vue autre chose :
- Des garçons qui jouaient à la bagarre, sans aucun coup réellement porté et si jamais un coup touchaient réellement, alors le garçon s'excusait et il risquait d'être exclus temporairement du jeux.
- Des filles qui en groupe se moquait d'une autre fille toute seule, qu'elle avait exclus de leur groupe. Et s'en donnant à coeur joie pour en dire tout le mal possible.
Le psy finissait par la question suivante "Le quel des deux groupes est réellement violent? Pour moi c'est bien celui des filles."
Il expliquait mieux que moi et avec plus de détail, et ça démonstration a jeté un froid dans la salle où tout le monde pensait entendre le même discours. Et finalement c'est le seul des intervenants à qui on a plus redonné la parole.
Alors vous savez ces histoires de violence c'est essentiellement des prétextes (pour les média traditionnels et les dirigeant bien-pensant) pour se de-responsabiliser.
@magicyoyo, les chiens marquent leur territoire en pissant dans les coins, ça m'est jamais arrivé... je pense que tu passes quand même à côté de traits qui font de la spécificité de l'espèce humaine quand tu t'attaques au jeu mais je te rejoins sur un point, le terme de "jeu" pour désigner le jeu vidéo est selon moi un abus de langage, du à sa proximité avec les jeux de société dans le processus qui a vu sa création et sa mise sur le marché. toutefois, avec l'avènement des jeux de type "dr kawashima" et des jeux multijoueurs en ligne, on réduit cet écart pour se rapprocher un peu de la définition du jeu en tant que fonction. bref, ce n'est que mon avis, mais à partir du moment où il y a confrontation, échange, collaboration, il y a un apprentissage... (bon, désolé si je m'exprime pas clairement, je viens de me lever j'ai la tête dans la cul, ouais je sais c'est honteux, il est midi...)
mais c'est pas pour autant qu'en me déconnectant de world of warcraft j'aurai appris à lancer un tir des arcanes sur les gens qui me paraissent hostiles dans la rue, c'est quand même assez réducteur de vouloir qualifier ou quantifier ce qu'on apprend dans un jeu, c'est bien plus abstrait que "rouler vite" ou "frapper des gens c'est facile et ça donne l'air cool", c'est certain qu'il s'y trame le brouillon de nos relations avec le reste du monde et que c'est pas toujours la meilleure manière de communiquer qui prime, mais qu'en est-il des médias, du monde du travail etc... ce n'est que le reflet de notre société...
bref, sinon ce n'est pas la fonction première des jeux vidéo, qui ont, pour but principal, de divertir, de s'amuser, rien d'autre, comme on lirait une blague ou comme on danse (alors là tu vas me dire "oui mais la danse ça sert à communiquer, à exprimer des trucs qu'on ose pas dire clairement parce que c'est socialement admis de le refouler, je te répondrais que les jeux vidéo font aussi office de lien social et d'échange entre personnes d'une même classe et même interclasse puisqu'on peut voir des jeunes comme des vieux, des hommes comme des femmes, des riches comme des pauvres partager une même expérience autour d'un PES ou d'un unreal tournament...) je te conseille donc fortement de t'y mettre, je pense pas que t'aies grand chose à y perdre, et crois-moi, tu as beaucoup à y gagner...
@fredfred, tu joues trop à need for speed, mais si tu te passais boulevard de la mort en boucle ou que tu étais pilote de f1 on en arriverait peut-être au même résultat... à toi de juger quand ça pose un problème... pour ce qui est des enfants, qui n'ont peut-être pas cette faculté, ce recul pour se dire "merde, ça va trop loin", ils ont heureusement des parents, et n'ont heureusement pas le droit de conduire... ;)
Sinon, après c'est certain que ça dépend des individus, y'a ceux qui vont décharger leurs frustrations de la journée sur leurs jeux, ceux qui vont décharger leurs frustations accumulées dans le jeu au long de leur journée, et y'a les autres, qui jouent sainement... on en parle jamais de ceux-là, de l'immense majorité des joueurs qui font la part des choses... je pense pas que proportionnellement il y ait moins de joueurs sains que de gens sains dans notre société, je pencherai même plutôt pour le contraire ;)
@ Sedd & Freg : vraiment intéressants vos commentaires.
L'exemple du psy sur la cour de récré est très bien vu. Ainsi, ce ne sont pas forcément ce qui paraît violent en apparence qui est le plus subversif. Cela extrapole sur mon billet et le commentaire de Sedd (moi aussi j'ai grave la tête dans le cul :) Le rhum fait mal le lendemain !)
En tout cas, j'en retire qu'il est dommage de généraliser l'impact des jeux vidéo qualifiés de violents.
Encore une fois, j'attribue la responsabilité plutôt vers l'autorité parentale que sur les jeux. Sans garde-fou, toutes les dérives sont possibles.

