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Le bébé français ne naît pas avec une dette de 18700 euros sur les épaules comme le disent les Cassandre, mais un crédit de 11000 euros. C'est ce qu'affirme Bernard Maris dans une chronique sur France Inter.
Si on croise cette info avec ces 2 scoops récents passés en Home Page ça donne quoi ?
Fillon : la croissance 2008 revue à la baisse
http://scoopeo.com/politique/fillon-la-croissance-2008-re...
La France va annoncer un déficit plus fort que prévu :
http://scoopeo.com/politique/la-france-va-annoncer-un-def...
Ça ne prouve pas grand chose, sinon que l'État français n'est pas aussi mal en point qu'il veut y paraître. Le déficit c'est un peu l'argument fourre-tout qui permet de mener une politique de rigueur en rognant lentement mais sûrement sur les acquis sociaux.
Pas étonnant donc que les gouvernements qui se succèdent ne font aucun effort et ne sont nullement inquiétés par l'équilibrage du budget. Si tel était le cas, la priorité serait déjà de réduire le train de vie de l'État, digne d'une cour monarchique. Or on assiste à exactement l'inverse.
@hypha
Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles.
Sarkozy a vidé les caisses, dès l'été 2007 en accordant un paquet fiscal de 15 milliards d'euro aux plus riches, sans aucun effet sur l'économie puisque les heureux bénéficiaires de cette mesure, n'en ayant pas besoin, ont épargné cet argent.
http://www.lepost.fr/article/2007/11/24/1057549_et-vous-q...
Il est bidon ce raisonnement.
Evidemment que l'Etat possède des actifs. Evidemment que les actifs sont supérieurs au passif, sinon ça voudrait dire qu'on finance les dépenses de fonctionnement à crédit.
Il y a 2 types de risques financiers qui peuvent provoquer une faillite :
- le risque d'insolvabilité (patrimoine) : la vente des actifs ne couvrent pas le passif.
- le risque d'illiquidité (flux) : les revenus ne permettent pas de payer les échéances (remboursements + intérêts).
Cet "économiste" fait juste l'impasse sur une analyse basique de risque, juste pour servir je ne sait qu'elle idéologie.
La dette (remboursements + intérêts) intérêts a eux seuls représentent 18% des recettes annuelles de l'Etat... soit le deuxième poste budgétaire de l'État en 2005, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense. Rien que ça. Si on veut un Etat capable d'agir et non de subir, il faut de la marge budgétaire.
Le fait que ce soit la norme dans les pays occidentaux n'est pas rassurants. Les Etats modernes joué le rôle d'amortisseur des crises économiques... mais faut bien que le ressort se détende à un moment.
Merci Coel.
Pour le fun (désolé pour Hypha) :
Hypha nous dit : "Déjà entendu les chronique de Bernard Maris c'est du n'importe quoi. Tant que que ça peut montrer que le capitalisme est nul il va raconter n'importe quoi pour paraitre intéressant."
Bernard Maris :
Agrégé et docteur en économie, il est professeur d'Université; il enseigne à l'Institut d'études européennes de Paris VIII et aux États-Unis.
Voir en halthurl le blog de B.Maris sur France Inter ou ici
http://www.radiofrance.fr/franceinter/blog/b/blog.php?id=12


